Des kilomètres dans la tête

par Fabrice,

 

Le temps file comme le vent, les garçons écrivent entre deux éclats de rire, l'atelier d'écriture et composition musicale est toujours un moment agréable de partage, chacun apporte sa pierre à l'édifice. Les mots s'entrechoquent sur le papier, une question fuse, un front se plisse, écrire est un travail, un amusement aussi, cela dépend des moments.

 

Nous formons une équipe de compères, la complicité s'est installée, même s'il nous manque un larron sorti de la foire, qui a détalé en Italie. Chacun des garçons a évolué, on peut percevoir un « mieux être », une confiance qui s'est instaurée, et un rapport à l'écriture et à soi-même qui vont se construisant petit à petit et mènent chacun sur un chemin différent, certes, mais toujours plus haut et plus loin, cherchant par-delà ses propres limites, les franchissant. C'est possible, en voilà une découverte, encore huit lignes de couvertes sur le papier : quelques centimètres, des kilomètres dans la tête.

 

Découvrant une rime qui lui avait échappée, cachée dans un recoin du monde des mots, Yacine fait la roue, les deux autres sèchent comme l'encre sur le papier, mais à mesure que les minutes passent, chacun apporte sa contribution au tout que constitue un morceau musical, chacun apporte une parcelle de lui, une parcelle d'infini, qui sait, à la chanson qui restera un jour gravée là pour qui veut l'entendre, pour qui veut l'écouter, entrant dans les coeurs par la porte des couplets.

 

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