Le temps du chantier. Des mémoires en construction. De janvier à février 2010.

Publié le 21 Février 2010

clap3Janvier, février… Monsieur Météo déconseille fortement de tourner en EXTÉRIEUR. Nous ne le faisons que contraints par le chantier. Ce jour-là, par exemple, le chef des travaux nous avertit : « La mise en place des modules qui vont abriter la bibliothèque tout au long du chantier commence à 8 heures et va durer deux jours. Il faudrait un moins quinze pour empêcher la grue d’être opérationnelle ! » Les 20 et 21 janvier, des stagiaires découvrent les joies d’un tournage sous une pluie battante et glacée !

Janvier, février, le chantier prend ses quartiers d’hiver et nous laisse du temps pour organiser des stages d’initiation au matériel image et son. Ces stagiaires – moyenne d’âge entre 57 ans et 23 ans dont trois habitants de Binet, passionnés d’audiovisuel – ont rejoint notre collectif après la projection du 10 décembre.
Acquisitions des bases image et son ; découverte et pratique du matériel... En février et mars, d’autres stages vont être organisés qui permettront aux nouveaux de devenir sur les tournages des acteurs à part entière sous le regard des professionnels.

Janvier, février, décidément dehors il fait très froid. Installés bien au chaud, dans la bibliothèque nous faisons connaissance avec quelques usagers. Nous consacrons du temps en repérages. Nous tissons de nouveaux liens qui vont nous permettre d’organiser plus tard nos séquences de tournage, avec les habitants.

Pendant l’année 2010, nous dit-on, des palissades vont surgir tout au long de l’avenue  de la Porte Montmartre. Une centaine de mètres de palissades enfermeront le chantier, l’isolant du regard des passants. Et, derrière ces palissades, on va commencer par casser ce qui existe : terrain de boules, crèche, bibliothèque.

Pendant cette période, qui va durer toute l’année, il va falloir être attentifs aux sentiments que toutes ces barrières vont à coup sûr générer chez les habitants. Sentiments d’enfermement, d’encerclement ? À nous d’être à l’écoute, de travailler avec les habitants. Et de permettre que les sentiments de chacun s’expriment et se traduisent en séquences filmées, en photographies…

Rédigé par La Sierra Prod

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