Janvier, février, le temps du montage

Publié le 3 Mars 2011

 

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Le 3 janvier, la nouvelle crèche ouvre ses portes. Enfin. Que de rumeurs sur le quartier à propos de cette ouverture sans cesse reportée !…

En face, de l’autre côté de l’avenue, c’est le calme plat. Voilà trois mois que la démolition de la bibliothèque est achevée. Depuis, plus rien. Pas de grue en vue, pas de pelleteuse, et a fortiori pas d’ouvriers. Le petit bout de terre a pris des airs de terrain vague, comme à l’époque d’avant le périph. Souvenirs, souvenirs…

On nous dit que les travaux redémarreront dans un mois. Le temps du chantier est suspendu : c’est le temps pour la Sierra Prod de se mettre au montage de toutes les séquences filmées pendant un an. En 2010, le chantier a mêlé destruction, déplacement, déménagement, aménagement, provoquant chez les habitants des réactions très diverses, parfois opposées, oscillant entre satisfaction et déception de ce qui a vu le jour, crainte et espoir de ce qui va se construire.

 

Plusieurs monteurs se sont attelés à la construction de ce deuxième film. Les uns apprentis, les autres professionnels : tous ont maintenu jusqu’au bout l’idée de travailler en collectif ! Certes, imaginer un montage collectif n’est pas simple, mais la Sierra Prod désirait tenter l’aventure : quatre bancs de montage ont été réquisitionnés. Chaque monteur a pris en charge une ou plusieurs séquences, puis a soumis son travail aux yeux avisés des chefs monteuses. Tâche difficile que de faire cohabiter plusieurs regards dans un même film. Véritable défi qui nous a demandé beaucoup de patience, d’efforts et de ténacité ! Beaucoup de temps, aussi. Cette expérience a permis de créer un dialogue entre plusieurs points de vue : ceux des différents réalisateurs qui avaient tourné les séquences, ceux des monteurs, et ceux des habitants, acteurs à part entière du film.

À travers cet échange permanent, nous avons appris à construire ensemble l’environnement d’un lieu ou d’un personnage, à composer le rythme d’une situation, à voir et revoir, tricoter et détricoter. Nous avons essayé d’écrire ensemble un film, de tisser un fil commun avec différents tons et couleurs.

Le résultat sera projeté le JEUDI 17 MARS, à 19 heures. Nous espérons vous y voir nombreux.

 Dès lors, sans répit, nous allons attaquer les tournages du troisième volet, avec en tête la volonté d’agrandir le collectif, de continuer ce dialogue à voix multiples, et d’accompagner les habitants au plus près de leur vécu.

 

Pour les récits de vie, c’est aussi le temps du montage.

Cette année, nous avons tourné deux nouveaux récits de vie (deux femmes) avec les étudiantes de l’école du travail social de Rabelais qui ont participé aux repérages,  tournage,  retranscriptions,  dérushage, recherche de documents. Il faut désormais monter ces deux portraits, qui inspireront les prochaines chansons composées par les lycéens de Rabelais.

Au collège Clemenceau, les apprentis musiciens attaquent l’écriture de la deuxième chanson. Des ébauches de couplets pointent leur nez, et la force des rimes inventées impressionne (voir texte sur l’atelier).

 

Chez les photographes, « nouvelle année » rime avec « nouveaux projets » : le collectif développe un atelier photo pour les jeunes du quartier qui désirent se familiariser avec la prise de vue en numérique, affiner leur regard. Cet atelier allie déambulations dans la ville et initiation technique (et ludique !) à la prise de vue. Sans oublier  pour autant de prendre des photos du chantier, et d’envisager une exposition...         Voir le compte rendu de la réunion photo.

Cet atelier permet de tisser des liens avec une autre association du quartier (Oasis 18, qui nous épaule dans la mise en place du projet), mais aussi d’aller à la rencontre des jeunes qui veulent agir sur leur quartier (la joyeuse troupe de La Rose du Bitume, par exemple) et de découvrir leurs initiatives…

 

 

Rédigé par La Sierra Prod

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